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Gard : la seconde vie de La Botte Gardiane à Aigues-Vives

Le 4 octobre 2018, Par Jean-François Codomié

Installée à Aigues-Vives depuis le 2 mai dernier après avoir quitté Villetelle, l’entreprise inaugure ses nouveaux locaux ce jeudi 4 octobre.

Il est volubile, passionné, ardent, amoureux même, Julien Agulhon. Lorsqu’il devise, depuis la salle de réunion flambant neuve de la société, plantée en bordure de la Nationale 113.

À quelques jets de godasse d’Aigues-Vives (Gard). C’est là, dans un bâti de quelque 1 200 m² au style industriel, épuré et lumineux, qu’a posé le pied (c’était le 2 mai dernier), La Botte gardiane. 

Expatriation

Jusqu’alors installé dans 500m² à Villetelle, sur un site "peu visible", la société n’a, faute de proposition, eu d’autre choix que de s’expatrier outre-Vidourle. Regrettable et dommageable pour le bassin économique du Pays de Lunel.

On leur explique la coupe, le montage... Après, les gens ne parlent plus de prix

Cette PME, alerte sexagénaire, dont le fonds de commerce, la raison d‘être, se façonne à longueur de bottes, bottines et autres chaussures montantes ou basses. Et qui, ce jeudi 4 octobre, inaugure donc son nouvel outil de production.

Avec cette ambition avouée : "Faire venir les gens ici ! Quand ils visitent, cela prend tout son sens vis-à-vis de ce que nous faisons ici. On leur explique la coupe, le montage...Après, les gens ne parlent plus de prix", résume Julien Agulhon. Lequel avec Antoine (son frère) et Fanny (leur sœur) ont repris le flambeau familial. Celui allumé par Michel (leur père) en 1995 lorsqu’il a racheté cette entreprise artisanale.

Remise... sur pied, la société modernise et étoffe sa production. Cela dans un contexte économique pas des plus favorables. Mais la ténacité finit par payer. Et malgré des inondations qui manquent de lui faire boire la tasse pour de bon, La Botte engrange sa première grosse commande venue du pays du Soleil levant. À partir de là l’entreprise ne va cesser d’engranger les contrats.

Conception de A à Z

"Depuis, nous n’avons pas bouclé un seul exercice en étant déficitaires", souligne Julien Agulhon. Remarquable dans la mesure où, dans l’Hexagone, La Botte compte parmi la petite dizaine de fabricants "à tout concevoir de A à Z". Là, dans cet atelier où s’affairent vingt-et-un salariés sortent, au quotidien, l’équivalent de quarante paires (entre douze mille et treize mille l’an).

Coupe, piquage, façonnage et montage s’enchaînent. Un travail fait main dans des effluves de cuir - croûte ou pleine fleur - et d‘huile de machines. Cela pour produire les quelque deux cents références "et cent coloris de cuirs", proposées au catalogue maison (vingt il y a encore quelque temps de cela).

Résultat ? "On peut rendre sa paire unique". Comprenez : le client peut choisir outre son cuir, sa ou ses teintes.

Niche

"Nous sommes une goutte d’eau dans un marché qui vend quatre cents millions de paires par an", avoue Julien Agulhon. Mais de temporiser : "Mais comme nous sommes sur une niche, c’est cela qui fait que l’on existe. Nous faisons du haut de gamme". Des produits qui, à l’export, se vendent très bien au Japon donc mais aussi en Corée du Sud, aux États-Unis ou en Suisse.

Nos salaires ne sont pas élevés. Mais si les personnes se sentent bien en venant travailler

Une “customisation” qui plaît. Et comme il le ferait dans une concession automobile de luxe, le client peut assister au parcours intégral. Depuis l’arrivée des peaux, "des veaux de l’Aveyron", tout juste tannées "par Degermann à Barr en Alsace dont le plus gros client est Hermès", précise Julien Agulhon.

Et d’enchaîner : "Les cuirs velours viennent d’Italie de même que ceux dits techniques (pailletés, en peau de reptile) et nous avons un fournisseur en Belgique pour les semelles. Nous misons beaucoup sur la visite d’entreprise, cela nous tient à cœur."Idem vis-à-vis des employés.

"Nous avons de très, très beaux locaux et avons essayé d’y créer de bonnes conditions de travail". Réfectoire tout équipé, baby-foot compris pour se dégourdir les poignets à la pause (une table de ping-pong trône même dans un coin de l’atelier !), travail mené sur l’insonorisation "pour réduire les décibels" et l’éclairage...

"Nos salaires ne sont pas très élevés mais si les personnes se sentent bien en venant travailler...", l’espère Julien Agulhon. Dans la même veine qu’en matière de production. Laquelle passe "par une vision très éthique, transparente".

Des boutiques

Outre des revendeurs dans le Gard et l’Hérault, La Botte gardiane dispose de deux boutiques en propre à Paris.  Et vient d’en ouvrir une dans le deuxième arrondissement de Lyon. Quant au nouveau site, il a exigé un investissement de 1,4 M€, "dont deux cent mille pour les machines et 180 000 € d’aides de la Région", pour un chiffre d’affaires de 1,26 M€.

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