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Métiers d'Art

Métiers d'Art

Dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d'Art, venez découvrir ou redécouvrir l'espace d'un week-end (01 et 02 avril), le dernier fabriquant français de bottes camarguaises.

Les 31 mars, 1er et 2 avril 2017, les Journées Européennes des Métiers d’Art proposeront aux professionnels et aux publics de se rencontrer autour d’une thématique fédératrice : « Savoir(-)Faire du Lien ». C’est l’occasion pour les métiers d’art d’affirmer leur diversité et les connexions qu’ils génèrent ou induisent entre les générations, les territoires, les disciplines, ou encore les individus !

La Botte Gardiane en tant qu'ambassadeur d'un savoir-faire rare et précieux vous ouvre ses portes. Des visites de l'atelier seront organisées toutes les 90 minutes.

Vous découvrirez ainsi la complexité des différents métiers que regroupent la fabrication de chaussures de grande qualité :

La coupe du cuir, avec la sélection des plus belles peausseries, un travail de toucher, d'expérience pour écarter les plis, le veinage, tenir compte du prêtant. C'est au prix de longues années que la découpe d'une peau est optimisée, le gaspillage est interdit pour ces cuirs prestigieux. Sachez que pour une paire de bottes camarguaises, il faut pas moins de 14 morceaux de cuir, rien que pour la tige (le dessus de la botte). Et qu'il faut encore couper la semelle, l'intercalaire, la première de montage et la première de propreté. Oui, nous faisons tout nous-même. Toutes ces opérations sont faites dans notre atelier, nous maitrisons la fabrication de A à Z, ce qui nous permet d'avoir un contrôle permanent de la qualité, à tous les stades de la fabrication. Revenons aux chaussures...

Ensuite, le piquage du cuir, qui demande une grande précision et n'admet aucun faux pas. Avant d'être assemblés entre eux, les morceaux de cuirs sont sont parés, les tranches peintes, les doublures collées, les claques galbées et il y a encore bien d'autres petites opérations avant qu'ils ne soient piquées . Les machines utilisées sont très spécifiques, outre les "Piliers" très classiques, vous découvrirez des machines zig-zag à bras déportés, ou encore des Piliers hautes, qui permettent de finir le tube de la botte. La matière ainsi assemblée prend un peu de volume, c'est ce qu'on appelle la tige.

Le montage, qui permet la mise en forme de la matière. Bout rond, carrée, pointue, avec plus ou moins de cambrure, du 37 ou du 44.5, le monteur en fonction des commandes positionne le bon gabarit sur la tige associée pour la transformer. Au préalable, la première de montage est agrafée sur la forme, et le bout dur positionné (qui donne de la tenue à la chaussure).  et monte l'avant puis les flancs et l'emboitage. Des termes qui vous semblent certainement un peu abstrait aujourd'hui mais qui prendront tout leur sens lors de la visite de l'atelier.

Suivent de nombreuses opérations, le "verrage" qui permet d'éliminer les boursouflures sur le dessous de la chaussure et favorise l'adhérence de la colle. Le clouage de l'intercalaire, avec des semences en acier inoxydable de 14mm qui sont plantées une à une tout le long du contour de la chaussure. Le forme étant ferrée, les clous viennent se river contre l'acier. Retaper un à un, ils maintiennent durablement l'intercalaire au reste de la chaussure. C'est l'équivalent d'un cousu Blake, en plus solide, car les clous ne bougent pas dans le temps, ils ne se distendent pas. La Botte gardiane est le dernier fabriquant français (nous n'en connaissons pas en Europe) à maitriser ce savoir-faire.

La semelle est ensuite soudé à l'intercalaire avec une colle polyuréthane. L'ensemble est fraisé pour avoir un débordant homogène et symétrique d'une chaussure à l'autre. C'est la main de l'artisan qui façonne la semelle, chaque paire est unique, fonction de l'épaisseur du cuir, de la forme de la chaussure, du désir du client. La forme articulée est maintenant retirée, le talon est cloué puis fraisé pour épouser exactement le contour de la semelle. Enfin et ça en sera fini pour le montage, la chaussure passe à la véreuse finition qui permet d'éliminer les bavures et d'effacer les rainurages de la fraise.

Voila notre paire de bottes gardianes prête pour être bichonnée. La lisse (tranche de la semelle) est peinte avec un vernis incolore, les fils qui pourraient dépassés sont coupés et brulés, les opératrices vérifient la conformité du produit, inspectent chaque millimètres carrés à la recherche du moindre défaut, posent la première de propreté (cuir de veau pleine fleur), mettent la papier de soie, le pochon et referment la boite. Son histoire peut commencer!

Marchez dans les pas de notre histoire et peut-être trouver chaussure à votre pied.

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