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La Botte Gardiane Taille la route

La Botte Gardiane Taille la route

Nouvel article dans le Midi-Libre paru le 25 novembre 2016.

Lunel : la Botte gardiane taille la route

Cette entreprise familiale quittera Villetelle pour Aigues-Vives d'ici le mois d'août 2017.

C'est un fleuron de l'économie locale qui s'en va. Installée sur la commune de Villetelle depuis 2004, la Botte gardiane compte parmi les chefs de file du made in France façon Camargue. Mais il faut se souvenir que lorsque la famille Agulhon reprenait l'entreprise, en 1995, elle était encore basée à La Calmette, au nord de Nîmes.

Retour aux origines donc. Ou presque. D'ici le mois d'août 2017, la Botte gardiane emménagera dans des locaux flambant neufs sur la commune d'Aigues-Vives, avec vue plongeante sur la nationale 113.

Vers plus d'espace et de visibilité

Pour eux, l'objectif est double : avoir pignon sur rue, et élargir considérablement le volume de leurs locaux. "Aujourd'hui, notre atelier s'étend sur 400 m2. Les bureaux, le showroom et l'espace de stockage, c'est environ 150 m2. Et vous le voyez, on n'a plus beaucoup de possibilité de mouvement... Cela devient vraiment difficile. D'autant plus que nous souhaitons augmenter la production", explique Antoine Agulhon, cogérant de la société avec son frère, Julien.

Depuis septembre, le duo attend la validation du permis de construire pour démarrer le chantier de la nouvelle Botte gardiane. Les premiers coups de pelle devraient être donnés d'ici le mois de février. Là-bas, les locaux s'étendront sur quelque 1 160 m2, avec une boutique bien plus importante qu'aujourd'hui, idem pour la zone de stockage et les bureaux. "En gros, tout sera multiplié par deux", résume-t-il dans le brouhaha ambiant de l'atelier.

Article du Midi-Libre paru le 25 novembre 2016

Julien et Antoine Agulhon, ci-dessus, cogèrent La Botte gardiane. Leur sœur Fanny dirige les deux boutiques parisiennes et prend aussi la casquette de styliste de la société.

"Si on avait pu s'installer à Lunel, on serait resté ici…"

La deuxième motivation des deux frères, c'était de bénéficier d'une meilleure visibilité. Il faut dire qu'à l'heure actuelle, leur situation ne laisse aucune place au hasard. Dans la zone artisanale de Villetelle, chemin de Lunel, ils arrivent en toute fin d'impasse.

"Les camions ne peuvent pas faire demi-tour ! Ils sont obligés de faire marche arrière pour sortir d'ici… La dernière fois, un semi-remorque a emporté notre portail avec lui", lâche-t-il. L'endroit n'est pas très pratique, et puis ils aimeraient pouvoir toucher le grand public de manière plus directe.

"Aujourd'hui, si des clients qui viennent voir notre showroom, c'est seulement grâce au bouche-à-oreille", remarque Antoine Agulhon. Pour l'heure, en effet, les ventes en sortie d'usine ou via le site internet représentent seulement 15 % de leur chiffre d'affaires. Dommage pour une société dont l'empreinte locale se veut très marquée. Finalement, ce sont les deux boutiques parisiennes, les revendeurs multimarques et l'export qui font le gros du travail.

1,2 M, le chiffre d'affaires annuel de la Botte Gardiane

1,2, c’est, en million, le chiffre d’affaires annuel de La Botte gardiane. Et s’ils emploient une vingtaine de salariés, ils pourraient embaucher 4 ou 5 personnes de plus lorsqu’ils seront à Aigues-Vives.

La société produit un total de 15 000 paires de bottes et sandales chaque année. Il est possible de retrouver leurs créations dans une quinzaine de pays dans le monde, dont le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée du Sud, la Suède ou encore la Suisse…

L’export représente 35 % de leur chiffre d’affaires, la vente directe, 55 %, et la livraison aux quatre coins de la France, 10 %… L’ouverture d’une troisième boutique est en cours de réflexion. Elle pourrait bien voir le jour à Paris ou à Lyon…

Une question subsiste cependant : n'y avait-il vraiment pas de plan B en pays Lunellois ? Visiblement pas. "Si on avait pu s'installer près de la nationale, à Lunel, on serait resté ici. Nous avons sollicité les agents économiques du coin, mais ça n'a rien donné. Ils nous ont proposé des lieux déjà existants, ou bien des zones artisanales pas très bien situées… Tout le monde était au courant, mais on n'a rien trouvé", souffle le patron.

"Dans une ville comme Lunel, très sinistrée par le chômage, c'est un peu dommage de ne pas réussir à conserver ce genre d'entreprises", regrette-t-il encore.

Cadence et décadence

Les deux frères parlaient de leur départ depuis près de deux ans. Mais le message ne semble pas avoir été transmis à temps à la Communauté de communes du Pays de Lunel. "Ce départ est regrettable, c'est vraiment le mot, souffle Claude Arnaud, président de la collectivité. Mais je n'ai jamais reçu de sollicitation directe de leur part. Je n'ai appris qu'ils partaient que lorsque leur décision était prise", s'étonne-t-il.

Même consternation pour Jean-Pierre Navas, maire de Villetelle. Lui savaient qu'ils cherchaient autre chose, mais il ne semble pas avoir perçu leur hâte… "On ne peut pas les regarder partir d'un œil détaché, souffle-t-il. Pour moi, c'est un grand regret. D'autant plus que j'ai beaucoup de considération pour ces gens. Et puis c'est un pan de l'économie locale qui s'en va… Ils m'avaient dit qu'ils étaient à l'étroit, mais je ne savais pas qu'ils étaient aussi pressés".

Pour le duo les choses étaient pourtant très claires : "Nous voulions concrétiser notre projet pour 2017… Nous l'avions décidé il y a deux ans déjà", assure Julien Agulhon. Problème de rythmique probablement.

PRISCA BORREL - pborrel@midilibre.com

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